Motivation et reconnaissance, deux concepts étroitement liés

Définie comme ce qui pousse quelqu’un à agir, la motivation est la condition sine qua non à tout apprentissage, à tout dépassement de soi, et par conséquent, à toute adaptation.

Fortement liée à la cognition, elle puise pourtant sa source dans l’émotionnel.

En effet, elle passe avant tout par la sensation d’être aimé, d’avoir un regard bienveillant au-dessus de son épaule, duquel découle le désir de faire de son mieux en retour pour être reconnu par cette personne d’autorité, par la référence chère à ses yeux.

Mais elle passe aussi par la sensation de plaisir d’être avec ses pairs, de construire des contacts sociaux afin de se sentir appartenir à un groupe, ce qui va rendre ces moments d’efforts et de courage plus légers, plus vivants, qui va rendre la vie plus agréable, simplement parce qu’elle sera partagée.

C’est dans ces conditions que chacun pourra se battre pour potentialiser ses aptitudes, quelles qu’elles soient au départ.

A l’inverse, ôter à quelqu’un sa motivation, c’est le placer dans contexte nettement défavorable à son développement et donc à son avenir.

Certains plus que d’autres ont une responsabilité sur autrui (enseignants, parents, etc). A chacun d’en prendre conscience dans ses prises de décisions, afin d’en limiter les dégâts.

L’intelligence artificielle

L’IA, ce domaine en plein essor, confronte l’homme à sa plus grande peur: la perte de son illusion de toute puissance.

A l’aide de ses capacités d’abstraction, l’être humain tend à se projeter dans un imaginaire où il pourrait perdre le contrôle de sa création.
En effet, AlphaGo semble pouvoir apprendre de ses erreurs. Les machines peuvent donc s’adapter. L’intelligence artificielle est indéniable…

Avec leur puissance de calcul, les machines dépassent largement les aptitudes cognitives humaines.

Grâce au Deep Learning, nous comprendrons peut-être le vaste réseau neuronal du cerveau humain qui reste encore une énigme à ce jour. Comment celui-ci met-il en place spontanément des stratégies pour pallier ses difficultés ou compenser un handicap?

La plasticité neuronale est maintenant un fait, mais on est loin de maîtriser tous ses aspects.

Peut-être pourrons-nous donc un jour également apprendre de la machine?

L’étude de l’intelligence des plantes

Vendredi, j’ai pu découvrir un nouveau domaine en pleine essor, la neurobiologie végétale. Elle étudie l’intelligence des plantes, en ayant pour principal domaine de recherche la façon dont les plantes se procurent et transforment les informations tirées de leur environnement de manière à adopter un comportement cohérent.

Des chercheurs du monde entier, Stefano Mancuso (Florence) à sa tête, sont en train d’observer que les végétaux possèdent le sens de l’odorat, de l’ouïe, du toucher… mais sont aussi capables de communiquer entre eux et de s’entraider, ou encore de prendre des décisions, de mémoriser et, par conséquent, d’apprendre…

Ces études permettent donc de démontrer des capacités cognitives exceptionnelles, si on prend une définition plus large de l’intelligence, puisque les plantes ne possèdent pas un cerveau comme le nôtre.

L’être humain va-t-il être capable de redescendre de son piédestal et d’accepter qu’il n’est pas le seul être vivant doté d’intelligence, alors qu’il n’y arrive déjà pas (ou peu) pour les animaux ?