La jalousie, un sentiment produit par la croyance

Les croyances laissent l’homme penser que tout ce qu’il est ou possède est une récompense issue de ses bonnes actions.

Par là, il revendique un droit à avoir tout un tas de choses: de vivre vieux, heureux, d’avoir une bonne santé, d’être né dans un pays favorisé, d’avoir des enfants sans difficultés,… Et si cela ne se produit pas, cela génère un important sentiment d’injustice, puisqu’il part du principe que tout est un dû et qu’il n’a rien fait pour ne pas l’avoir.

Il en découle une comparaison : « Et pourquoi lui, il a ça et pas moi? Qu’est-ce qu’il a fait de mieux que moi pour avoir ce droit? Et moi, qu’est-ce que j’ai fait pour le perdre? » Toutes ces émotions négatives créent des biais cognitifs qui augmentent la perception négative de la réalité.

Les choses sont pourtant issues du hasard, de la conjonction entre la génétique et l’environnement. Ce n’est qu’en lâchant prise sur ce droit illusoire à une vie « normale » provenant de nos croyances, que nous pourrons accepter le réel tel qu’il est et que nous gagnerons en sérénité.

La gestion des émotions revisitée

Son évolution poussée à son paroxysme par ses capacités d’abstraction, l’être humain développe la technologie pour améliorer son existence. Les nouvelles générations sont maintenant déjà capables de manipuler les applications d’un gsm à l’âge d’un an.

Par là, il scinde de plus en plus son mental de son corps. Perdant contact avec le réel, il n’arrive plus à gérer ses émotions. Et se faisant, il se déshumanise de plus en plus.

Et pourtant… il ne se sent exister que par la stimulation de ses sens, et par conséquent, dans l’interaction avec son environnent càd la relation qu’il établit avec lui, au travers notamment de la transmission et de l’échange, que ce soit d’émotions ou de connaissances.

C’est seulement là qu’il retrouve son humanité. Quel paradoxe!

Pour survivre à la folie, il devra donc garder à l’esprit de rester les pieds sur terre, dans le monde matériel !